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Zoom Lambersart Le « sas Roms » bientôt prêt à accueillir les trois familles du Pont-Royal De : Pierre Le : 2018-11-11 13:31:20

Lambersart Le « sas Roms » bientôt prêt à accueillir les trois familles du Pont-Royal

C’est sur ce terrain, par lequel on accède par le petit portail, que les trois familles vont s’installer au plus tard jusqu’en septembre 2019.

C’est sur ce terrain, par lequel on accède par le petit portail, que les trois familles vont s’installer au plus tard jusqu’en septembre 2019.

Les travaux d’aménagement ont débuté mi-septembre sur le terrain de la rue Auguste-Bonte qui accueillera bientôt trois familles Roms. Celles-ci sont actuellement installées au Pont-Royal, et vivent dans des conditions déplorables. D’où la volonté de la ville de créer, en partenariat avec la Métropole européenne de Lille et l’État, un « sas Roms » pour leur permettre de s’insérer, de trouver un travail… L’un des pères de famille serait d’ailleurs sur le point de décrocher un contrat, a informé Christiane Krieger.

 

 

Les travaux d’aménagement ont débuté mi-septembre.

Les travaux d’aménagement ont débuté mi-septembre.

 

«  Nous avons signé la convention de partenariat, a informé la maire de Lambersart, pour une durée d’un an, jusqu’en septembre 2019.  » À cette date, les familles devront impérativement avoir quitté les lieux, le but étant qu’elles aient trouvé un logement auparavant. De leur côté, les familles ont paraphé des contrats mentionnant leurs droits et obligations.

Installation durant les vacances

Depuis un mois, la MEL a réalisé les travaux d’assainissement sur ce terrain de 900 m² et de raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité ; une plateforme a été aménagée dans le fond du terrain, ainsi qu’un cheminement piéton. Montant des travaux : 125 000 €. C’est sur cette plateforme que seront installés, à compter du 22 octobre, les caravanes et blocs sanitaires mis à disposition des trois familles. Dix-huit personnes (un bébé vient de naître) devraient s’y installer durant les vacances de la Toussaint.

Comme la ville s’y est engagée, un comité de suivi composé d’élus, de techniciens et de riverains volontaires se réunira régulièrement à partir de novembre. Avant cela, le premier comité de pilotage entre partenaires est prévu le 23 octobre. Une référente a également été nommée à la mairie pour répondre aux éventuelles questions des habitants.

 

La plateforme, aménagée dans le fond du terrain, accueillera les caravanes et blocs sanitaires.

La plateforme, aménagée dans le fond du terrain, accueillera les caravanes et blocs sanitaires.

 

Un éducateur de La Sauvegarde du Nord sera par ailleurs détaché «  à temps plein  » sur le site de Lambersart. Il accompagnera les familles dans leurs démarches administratives, s’assurera du suivi du « sas ». Les adultes bénéficieront aussi de cours de français, assurés par le centre social et le Secours catholique de Lambersart.

Scolarisés depuis la rentrée

Parmi les dix-huit personnes qui composent les trois familles, huit sont en âge scolaire. Depuis la rentrée, trois enfants sont scolarisés à l’école La Fontaine, deux à l’école Watteau et deux à l’école Samain. Une adolescente est, elle, inscrite au collège Lavoisier. Les familles ont bénéficié d’une aide financière du CCAS pour les fournitures scolaires. L’adjointe aux écoles, Claudie Jilcot, a souligné «  l’assiduité  » de ces élèves après des premiers jours plus hésitants.

Zoom Wattrelos Camp rom du Sartel: le maire prêt à aller en justice contre l’État De : Pierre Le : 2018-11-11 13:23:49

Wattrelos Camp rom du Sartel: le maire prêt à aller en justice contre l’État

Sur le camp du Sartel, la famille qui s’est installée à proximité des habitations de la rue du Plaisir doit se déplacer plus loin sur le terrain occupé. Photo Thierry THOREL

Sur le camp du Sartel, la famille qui s’est installée à proximité des habitations de la rue du Plaisir doit se déplacer plus loin sur le terrain occupé. Photo Thierry THOREL - PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Le courrier de Dominique Baert (PS), maire de Wattrelos, adressé au préfet Michel Lalande annonce la couleur dès les premières lignes : «  Ça suffit ! Cela ne peut plus durer ! Trop c’est trop !  » Le maire évoque les nuisances « répétées et agressives » créées par les quatre groupes familiaux d’une dizaine de personnes qui vivent, dans des conditions précaires, sur la friche qui appartient à l’Institut régional de développement (IRD), à l’angle des rues de la Tannerie et Berthelot.

 

« À Wattrelos, on veut bien être solidaire, mais on veut pas être con ! »

Les riverains de la rangée de maisons qui vivent à côté du camp, rue du Plaisir, avaient manifesté leur ras-le-bol dans nos colonnes il y a deux semaines. Pour le maire, il y a désormais urgence  : «  L’expulsion a été prononcée il y a un an et je n’accepte pas que l’État ne joue pas son rôle !  », commente le maire de Wattrelos.

Dominique Baert croit savoir que pour reloger ces personnes, les services en charge de la problématique rom dans la métropole cherchent un terrain à Wattrelos, pour créer un village d’insertion : «  C’est non, non et non ! Pour les migrants aussi. À Wattrelos, on veut bien être solidaire, mais on ne veut pas être con !  »

Les communes riches de la métropole dans le viseur

Il rappelle que la ville est l’une des rares de la métropole à être en conformité avec l’accueil des gens du voyage et qu’elle a organisé par deux fois l’accueil de familles rom dans le cadre du plan grand froid. «  Nous avons pris nos responsabilités, mais on n’est pas obligé d’ajouter de la pauvreté à la difficulté. Il y a des espaces libres ailleurs dans la métropole. Les misères du monde, on peut se les répartir.  »

 

Les familles vivent dans des conditions précaires, sur un terrain considéré comme l’un des plus pollués de France. Photo Thierry THOREL

Les familles vivent dans des conditions précaires, sur un terrain considéré comme l’un des plus pollués de France. Photo Thierry THOREL - VDNPQR

 

Dominique Baert estime qu’il reste un mois pour résoudre le problème, avant la trêve hivernale. Il a informé le préfet que sans réaction de sa part, il mandaterait un avocat pour ester en justice contre l’État  : «  L’insuffisance d’action n’est pas compatible avec la situation sanitaire et la sécurité sur place  », estime le maire, qui rappelle que les familles rom sont installées sur l’un des terrains les plus pollués de France (à proximité des terrils de phosphogypse et de chrome de l’ancienne usine chimique Kuhlmann). Un terrain qui accueillait les gens du voyage il y a une dizaine d’années, mais jugé trop pollué par l’État qui a exigé de la ville la création d’une nouvelle aire d’accueil à la Martinoire…

Pas d’expulsion sans solution

Si la préfecture n’a pas exécuté l’ordonnance d’expulsion prononcée en référé il y a un an pour l’installation illégale de Roms au Sartel, c’est que la loi l’oblige à trouver des solutions pour les familles. Les camps du même type s’étant multipliés dans la métropole lilloise ces derniers mois, ces solutions deviennent difficiles à trouver.

«  Conformément à la circulaire interministérielle du 25 janvier 2018 sur la résorption des campements illicites, le préfet doit préalablement à la mise en œuvre de ce jugement s’assurer de la réalisation de diagnostics sociaux des personnes vivant sur le campement, et auxquelles il faut proposer, en lien avec la commune et la Métropole européenne de Lille, des solutions d’hébergement et d’accompagnement adaptées à leur situation  », répondent les services de la préfecture. L e maire de Wattrelos a ainsi été invité à contacter les services du préfet à l’Égalité des chances pour engager cette démarche.

Le collectif rom de Roubaix et environs indique que le campement situé au plus proche des habitations de la rue du Plaisir sera déplacé prochainement. Photo Thierry THOREL

Sur place, le collectif rom de Roubaix et environs a précisé que les enfants du camp étaient scolarisés et que les familles multipliaient les démarches administratives. «  Nous allons organiser un grand nettoyage du terrain occupé pour le rendre plus vivable et pour permettre de déplacer la famille qui s’est installée au plus près de la rangée de maisons  », ajoute Bruno Matéi, responsable du collectif, qui demande du temps pour aller au bout de l’accompagnement des familles.

Zoom Capinghem Il veut aider les jeunes Roms à voyager en règle De : Pierre Le : 2018-11-11 13:13:01

Capinghem Il veut aider les jeunes Roms à voyager en règle

Frédéric Béague, président de la structure, voudrait en finir une fois pour toutes avec ces demandes de remboursement d’amendes qu’il collectionne depuis plus d’un an.

Frédéric Béague, président de la structure, voudrait en finir une fois pour toutes avec ces demandes de remboursement d’amendes qu’il collectionne depuis plus d’un an.

Frédéric Béague est tenace. Pour aider les jeunes Roms dont il s’occupe dans le cadre de son association William Penn (lire ci-dessous) à se rendre à l’école, le président a par exemple pris en charge des frais de transport du bidonville d’Haubourdin jusqu’à un collège de Lille. Pour l’année scolaire 2017/1018, Olga, Geta et Yoan, trois jeunes Roumains de 11 à 15 ans, ont ainsi pu bénéficier de trois abonnements mensuels à 14 € 80 chacun.

 

«  Ma volonté, explique Frédéric Béague, est d’éduquer les enfants des bidonvilles à voyager avec un titre de transport, sans fraude donc. Mon deuxième objectif est de changer le regard des usagers de Transpole sur les enfants Roms, à l’opposé du discours  : «Bien sûr, les Roms ne paient pas leurs titres de transport.»  »

« Les contrôleurs font leur travail. Mais lorsque le PV arrive au siège, on devrait classer l’affaire car ces enfants possèdent un abonnement mensuel. »

Mais comme d’autres enfants de la métropole, les jeunes Roms ont parfois oublié leur badge dans la caravane ou ont omis de le valider à la borne. Du coup les prunes ont plu l’année dernière au siège de l’association. «  Je comprends, soupire le responsable. Les contrôleurs font leur travail. Mais lorsque le PV arrive au siège, on devrait classer l’affaire car ces enfants possèdent un abonnement mensuel.  » Parfois, mais à grand renfort de courriers, il n’a payé que des frais administratifs mais ça n’a pas été toujours le cas et certains dossiers de recouvrement ont pris de l’ampleur affichant parfois un montant de 180 €.

Comme les Français les plus pauvres

Il aimerait donc maintenant que les Roms aient un tarif mensuel «  comme les Français les plus pauvres  » : seulement 3 €60, et surtout que l’on arrête de «  grossir la note lorsque le dossier monte au Trésor public  ».

Dans sa réponse à Frédéric Béague, la semaine dernière, Transpole insiste sur les règles d’utilisation. «  Un abonné, est-il écrit, est dans l’obligation de valider à chaque voyage. S’il n’a pas validé ou n’est pas en mesure de présenter sa carte Pass Pass, il n’est pas en règle et peut être verbalisé.  »

Néanmoins, on lui annonce une bonne nouvelle de la part de la Métropole européenne de Lille qui «  donne la possibilité aux associations, depuis le 1er août 2018, de mettre en place une convention avec Transpole permettant de faire bénéficier d’une tarification spécifique, à des personnes particulièrement démunies : réduction de 87% sur les abonnements mensuels.  ». Le président va maintenant étudier cette possibilité mais a promis «  de ne pas lâcher l’affaire  » sur les PV.

Une aide par l’intégration

Créée il y a trois ans, l’association William Penn vient en aide aux populations Roms, dans plusieurs domaines : éducation, formation, inscription dans des clubs de sport ou des associations culturelles, ou encore organisations de sorties en groupe.

William Penn est le fondateur de la Pennsylvanie et de la ville de Philadelphie, «  des lieux de refuge pour de nombreuses minorités persécutées d'Europe dès le XVIIe siècle  ».

Site internet : https://associationwilliampenndaideauxroms.wordpress.com/

Zoom Wattrelos Les riverains de la rue du Plaisir demandent le départ des Roms De : Pierre Le : 2018-11-07 10:07:52

Wattrelos Les riverains de la rue du Plaisir demandent le départ des Roms

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Une dizaine de familles demandent l’expulsion des familles Roms, installées sur un terrain privé, juste à côté de leur habitation.

Une dizaine de familles demandent l’expulsion des familles Roms, installées sur un terrain privé, juste à côté de leur habitation.

Les riverains de la rue du Plaisir, dans le quartier du Sartel à Wattrelos, sont furieux. Depuis plus d’un an, ils demandent l’aide des autorités publiques pour démanteler un campement occupé par des Roms et situé juste à côté de leur habitation. Ces familles déplorent surtout les nuisances sonores mais aussi des mauvaises odeurs liées aux feux allumés sur le camp.

 

« Nous entendons ces personnes parfois jusqu’à 1 h du matin. Je travaille, je suis épuisée ! »

«  Je suis personnellement au bout du rouleau. J’ai dû changer de chambre pour me protéger du bruit… Nous entendons ces personnes parfois jusqu’à 1 h du matin. Je travaille, je suis épuisée… J’ai l’impression qu’elles vivent dans mon jardin  », souffle Anne-Catherine Damage. Cette habitante craint également l’incendie de sa maison : «  Ils font des feux, j’ai peur pour nos habitations… Et puis, ici, plus personne ne peut étendre son linge en extérieur… Il sent la fumée. Bref, il faut que tout cela s’arrête et vite ! ».

Il y a une quinzaine de jours, elle et ses voisins ont reçu la visite d’Henri Gadaut, l’adjoint au maire en charge de la sécurité. Cette visite, les riverains l’attendaient avec impatience. «  Je suis allée voir la mairie toutes les semaines depuis des mois pour que les élus viennent nous rencontrer sur place mais, au final, nous avons tous été très déçus. M. Gadaut nous a dit qu’il ne pouvait rien faire…  », ont expliqué les riverains, exaspérés.

La ville impuissante

Contacté, l’élu confirme en effet sa faible marge de manœuvre  : «  La ville n’est pas propriétaire du terrain, il est privé. Toutefois, cela ne nous a pas empêchés d’aller faire des recommandations aux familles Roms, notamment pour qu’elles arrêtent les feux…  »

Récemment, les riverains ont aussi pris contact avec le propriétaire du terrain afin qu’ils puissent intervenir rapidement. Mais, celui-ci avoue aussi être démuni  : «  La Justice a ordonné leur expulsion mais la préfecture n’a toujours pas diligenté les forces de police…  », précise Alex Marchal, gérant de la société l’Immobilière et Territoire, propriétaire du site. Comme les riverains, il espère qu’une issue sera trouvée avant la trêve hivernale, trêve qui, pour rappel, interdit les expulsions.

Contactée ce mercredi, la préfecture n’était pas en mesure de nous répondre dans l’immédiat.

«Les pauvres... ils sont baladés de ville en ville»

La dizaine de familles qui résident dans la rue du Plaisir a récemment signé une pétition pour interpeller les autorités publiques comme la ville mais aussi la préfecture. Les habitants se sentent abandonnés et espèrent ainsi être entendus : «  Pourquoi ne pas trouver des solutions durables pour ces gens  », a demandé une riveraine, consciente des difficultés que rencontrent ces familles Roms. «  Ils sont baladés de ville en ville, les pauvres... Auparavant, ils étaient à Roubaix et Tourcoing puis, ils ont été expulsés et sont venus ici. »

Et de poursuivre  : Quand vous bossez à l’usine et que vos enfants n’arrivent pas à s’endormir à cause du bruit, toute la famille est énervée ! Ce n’est pas à nous de subir tout ça...  »

Zoom Après les démantèlements de l`été, les Roms de la métropole lilloise ont reconstruit les bidonvilles De : Pierre Le : 2018-11-07 09:56:45

Après les démantèlements de l'été, les Roms de la métropole lilloise ont reconstruit les bidonvilles

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mardi 18 septembre 2018 à 16:21 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

L'été 2018 a été marqué, dans la métropole lilloise, par plusieurs expulsions et démantèlements de campements de Roms. Le bidonville situé sous le Pont Pasteur, à Lille, pendant presque cinq ans, n'existe plus depuis la fin août. Mais de nombreux campements se sont reconstitués. Reportage.

Une famille Rom, expulsée du campement Pasteur cet été, installée sur le site d'une ancienne station service façade de l'Esplanade à Lille

Une famille Rom, expulsée du campement Pasteur cet été, installée sur le site d'une ancienne station service façade de l'Esplanade à Lille © Radio France - Cécile Bidault

 

 

Lille, France

Dans la métropole lilloise, l'été a été marqué par l'évacuation de plusieurs campements de Roms : sur décision de justice, et ordre de la Préfecture, des bidonvilles insalubres où vivent des familles, dans des caravanes et des cabanes, ont été démantelés, à Roubaix, Villeneuve d'Ascq et Lille.

Ca a été notamment le cas de l'un des plus anciens, celui du pont Pasteur, situé en contrebas d'Euralille. Quand les forces de l'ordre sont intervenues, à la fin du mois d'août, les familles étaient déjà parties, et avaient trouvé refuge ailleurs.

Bidonvilles reconstitués

Aujourd'hui, ces bidonvilles ont été reconstitués, ailleurs, parfois même dans des endroits évacués précédemment. La centaine de Roms du pont Pasteur sont aujourd'hui répartis en deux lieux : le site d'une ancienne station service du côté de l'Esplanade, et le site du Pont royal, un terrain vague au bout du Vieux Lille, déjà évacué il y a un an.

Le collectif Solidarités Roms de Lille métropole estime qu'il y a aujourd'hui dans la métropole lilloise environ 25 bidonvilles. L'un de ses membres, Dominique Plancke, dénonce cette gestion "dans l'urgence" par les pouvoirs publics. "Ce qu'on ne comprend pas bien, c'est cette volonté de mettre ces gens dehors, sans solution, alors que si on prend le temps, on trouve des solutions. Les enfants vont à l'école, les parents trouvent du travail".

Plus de bidonvilles aujourd'hui qu'à la fin août

Selon lui, il y a "plus de bidonvilles aujourd'hui qu'à la fin du mois d'août. Les gens sont dans des conditions bien pire. On gaspille du temps et de l'argent".

 

Dominique Plancke, du collectif solidarités Roms de Lille métropole : "il y a plus de bidonvilles aujourd'hui qu'à la fin du mois d'août"

Pas moins de quatre campements presque voisins dans le Vieux-Lille

Dans ce petit coin de Vieux-Lille, pas moins de quatre campements sont apparus depuis la fin du mois d'août, dont deux sur des terrains évacués il y a un an. C'est le cas du bidonville du Pont royal, coincé au milieu des voies de circulations. Treize familles vivent sur cette butte de terre. Dont celle de Corinna, qui a deux enfants, de deux et six ans. Elle a déjà vécu ici, a été expulsée il y a un an, et elle est de retour : "c'est bien ici, pour les enfants, l'école n'est pas loin. Mais si la police nous dégage, on n'a pas le choix. Qu'est-ce qu'on peut faire ?"

Dans une autre caravane, Samuel, 16 ans, qui arrive de Lens, partage ce sentiment : "on déménage beaucoup, mais pour partir où ? Peut-être que maintenant, ou tout à l'heure, on va venir nous jeter".

Reportage dans les bidonvilles de Lille

Pas d'évacuation pour le moment

Ce 18 septembre, le tribunal de grande instance de Lille examinait en référé une demande d'expulsion du bidonville du Pont Royal. Elle a été rejetée, car il y avait des doutes sur le propriétaire de la parcelle où sont installées les caravanes. Le collectif Solidarités Roms espère qu'il n'y aura pas de décision sur le fond avant la trêve hivernale, le 1er octobre.

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