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Actualités

Zoom Roubaix – Tourcoing – Wattrelos Pourquoi le collectif roms de Roubaix et environs veut travailler dans la durée De : Pierre Le : 2018-11-15 13:51:24

Roubaix – Tourcoing – Wattrelos Pourquoi le collectif roms de Roubaix
et environs veut travailler dans la durée

Dans le secteur, il reste une dizaine de squats de familles roms, dont le plus important au Sartel à Wattrelos, où vivent trois familles. Photo Thierry THOREL

Dans le secteur, il reste une dizaine de squats de familles roms, dont le plus important au Sartel à Wattrelos, où vivent trois familles. Photo Thierry THOREL - VDNPQ1

Parce que les expulsions ne font que déplacer les problèmes

Si le grand public peut avoir l’impression que le nombre de familles roms a augmenté dans le secteur, les bénévoles du collectif solidarité roms de Roubaix et environs constatent sur le terrain que ce n’est pas la réalité : «  On dénombre toujours 400 à 500 Roms sur notre secteur, mais ce nombre est stable, voire même en diminution, assure Michel Lepech, bénévole du collectif depuis cinq ans. Ce qui peut donner l’impression d’une augmentation, ce sont les expulsions de squats qui déplacent les familles.  »

Pour le collectif, ces déplacements ne font qu’ajouter des contraintes à celles qui ont accepté d’entrer dans un processus d’intégration : «  Quand les enfants sont scolarisés, il leur devient difficile de continuer à aller à l’école si la distance avec leur nouveau point de chute est trop grande. Il faut alors tout recommencer  », regrette Bruno Mattéi, membre du collectif.

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Parce que des familles ont trouvé un début de solution

Le collectif se réjouit de voir que le travail mené au cas par cas porte ses fruits  : «  Certaines ont trouvé un logement, du travail. C’est un début important même si, comme pour d’autres familles dans la précarité, il reste des choses à régler  », précise Michel Lepech.

 

Michel Lepech et Bruno Mattéi, membres du collectif roms de Roubaix, appellent les acteurs sociaux à s’unir pour trouver des solutions aux familles.

Michel Lepech et Bruno Mattéi, membres du collectif roms de Roubaix, appellent les acteurs sociaux à s’unir pour trouver des solutions aux familles.

 

L’objectif du collectif est de travailler dans l’esprit de l’instruction gouvernementale de janvier 2018 sur la résorption des bidonvilles, qui impose à tous les acteurs sociaux de mener une action d’accompagnement personnalisé : «  À Wattrelos notamment, nous allons mettre à profit la trêve hivernale pour développer les mesures d’accompagnement en matière de scolarisation, d’emploi, de formation et de logement. C’est essentiel si l’on veut résorber le camp du Sartel avant l’été  », indique Bruno Mattéi. Pour cela, il appelle toutes les parties prenantes à se réunir rapidement  : le propriétaire du terrain, la ville, la MEL (pour la gestion des déchets sur le camp), les travailleurs sociaux, la préfecture et les Roms eux-mêmes, «  car nous devons également les responsabiliser  », précise le collectif.

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Parce que les aides sont en diminution

Pour mener à bien sa mission auprès des Roms, le collectif roubaisien lance un appel aux dons. «  Il s’agit de venir en aide aux familles en très grande précarité pour leur permettre de se chauffer ou de manger parfois  », indique Bruno Mattéi qui regrette les choix politiques du département qui a baissé ses subventions pour aider les enfants roms scolarisés, ou de l’État qui a renforcé les conditions d’attribution de l’aide médicale.

Les dons sont à envoyer au nouveau local du collectif roms, hébergé par l’Université populaire et citoyenne au 20 rue de Lille à Roubaix (avec la mention « compte roms »). Le collectif lancera par ailleurs une permanence chaque mardi, pour les familles roms et ceux qui veulent les aider, à partir de la semaine prochaine, de 14 h à 16 h.

Zoom Expo "après le démantèlement des bidonvilles cet été à Lille" De : Pierre Le : 2018-11-11 14:04:28

Exposition à la MRES du 12 Nov au 16 Nov 2018
Expo "après le démantèlement des bidonvilles cet été à Lille"

Lien vers l'événement

L'Intercollectifs Roms 59/62 propose une exposition de photos sur la situation actuelle des familles Roms dont les bidonvilles ont été démantelés cet été à Lille.
Près de 300 personnes ont du quitter leur lieu de vie cet été dans la métropole. Contrairement au discours des pouvoirs publics, seules 7 familles sur près de 80 ont été prises en charge par la DDCS.
Les autres famille se sont réfugiées sur de nouveaux sites à Lille et Ronchin, ou sur des bidonvilles existants à Lille, Wattrelos, Wasquehal ou encore dans des squats à Faches-Thumesnil ou ailleurs.
Ces déménagements forcés ont désorganisé ces familles et leur soutiens. Pour beaucoup d'enfants la rentrée scolaire a été retardée de plusieurs semaines. Certains ne sont même pas encore rentrés à l'école faute de places à proximité de leur nouveau terrain. Médecins Solidarité Lille et Pédiatres Du Monde qui accompagnent ces familles sur le plan de la santé passent plus de temps à rechercher, retrouver et recenser qu'à soigner ou vacciner. Pour les adultes, il faut souvent changer de domiciliation administrative, et engager de nouvelles démarches qui retardent l'accès à l'emploi.
Cette modeste exposition veut illustrer l'inanité de cette politique de démantèlement qui ne résout rien et ne fait qu'aggraver la précarité des personnes concernées.

Zoom Lille Les trois familles du Pont-Royal transférées vers le sas Rom de Lambersart De : Pierre Le : 2018-11-11 14:01:22

Lille Les trois familles du Pont-Royal transférées vers le sas Rom de Lambersart

Pour cette jeune mère de Giorgina, 3 mois seulement, c’est le paradis car la plate-forme dispose notamment d’un bloc sanitaire.

Pour cette jeune mère de Giorgina, 3 mois seulement, c’est le paradis car la plate-forme dispose notamment d’un bloc sanitaire.

En début d’après-midi mardi, de l’endroit où trois familles de Roms s’étaient installées en contrebas du Pont-Royal, près du nœud routier entre Lille et Lambersart, il ne reste guère qu’un tas d’immondices et l’un des quatre cabanons. La grue n’aura aucune difficulté à le détruire, car construit à partir de palettes et de bâches plastiques.

 

Comme prévu, les agents municipaux ont emmené les 17 Roms qui vivaient là dans des conditions déplorables. Les trois familles ont été accueillies au « sas Roms », rue Auguste-Bonte, où des blocs sanitaires mais aussi une cuisine viennent d’être aménagés. L’opération s’est déroulée dans le calme mais la bretelle longeant le campement a dû être coupée à la circulation toute la journée pour faciliter le transfert des Roms et le déblaiement des déchets.

 

Ce mardi en début d’après-midi, il ne restait plus qu’un seul des quatre cabanons à détruire.

Ce mardi en début d’après-midi, il ne restait plus qu’un seul des quatre cabanons à détruire.

 

Un contrat d’un an

Ce transfert est l’un des jalons d’un partenariat entre la ville de Lambersart, la Métropole européenne de Lille et l’État, une procédure d’insertion sur le long terme. L’objectif est d’abord de permettre à ces familles de mieux s’intégrer. Un contrat a d’ailleurs été signée avec elles, avec l’obligation d’avoir quitté les lieux d’ici septembre 2019 et d’avoir trouvé un logement (lire ci-dessous).

En attendant, autre engagement de la Ville, un comité composé d’élus, de techniciens mais aussi de riverains volontaires va maintenant se réunir régulièrement pour assurer le suivi de cette opération. Sur place, rue Auguste-Bonte, les parents comme les enfants ont le sourire aux lèvres, transportant dans cinq caravanes tout ce qu’ils possèdent. La sixième caravane est réservée aux éducateurs de La Sauvegarde du Nord qui se relaieront pour accompagner ces familles dans leurs démarches administratives.

«  On est très contents, nous assure un jeune père de famille. C’est beaucoup mieux ici, on a les douches et l’électricité. Les enfants vont bientôt revenir de l’école. Ça change la vie. Pour tout.  »

 

Le dispositif comporte trois bungalows, pour les sanitaires et la cuisine, et six caravanes dont une est dédiée aux éducateurs de la Sauvegarde du Nord.

Le dispositif comporte trois bungalows, pour les sanitaires et la cuisine, et six caravanes dont une est dédiée aux éducateurs de la Sauvegarde du Nord.

 

À Pont-Royal, le déblaiement se poursuivaient ce mercredi matin et la circulation était légèrement perturbée aux alentours.

Un riverain dubitatif sur le dispositif

Pour Roger, 92 ans, l’arrivée des trois familles Roms ne le dérange pas. «  Ça ne fait rien du tout d’autant plus qu’ils ne vont rester qu’un an maximum. C’est un terrain où il est prévu de bâtir.  »

Par contre, Bernard, 40 ans, qui habite aussi la rue Auguste-Bonte à quelques encablures du sas Rom, n’a pas déroulé le tapis rouge. C’est le moins que l’on puisse dire. «  Si jamais je suis muté, argumente-t-il, et que je dois revendre ma maison, que vaudra-t-elle ? Personnellement, je m’en fiche et je ne pense pas que leur arrivée aura un effet sur la délinquance mais je trouve que c’est beaucoup d’argent dépensé pour pas grand chose.  »

Et de poursuivre : «  Un agent municipal emmènera et ramènera leurs enfants à l’école. Un autre, chargé de la propreté du site, leur sortira les poubelles. Est-ce que c’est ça la vraie vie ? Pour les insérer, il y a mieux, non ? On verra bien.  » Mais ce que reproche surtout le riverain, c’est l’absence de concertation. «  On n’a pas été associé au projet, assure-t-il. On nous parle d’un comité de pilotage, mais quand ? À quelle fréquence ? On aimerait bien être informé.  »

« Dans un an, ces familles seront insérées dans le tissu de logements »

La maire de Lambersart semblait ce mardi satisfaite de ce «  déménagement  » et du test d’insertion auquel participe la commune. «  Nous sommes la deuxième commune de la métropole lilloise à mettre en place ce sas d’insertion. Haubourdin nous a précédés, en ouvrant le leur avant les vacances de la Toussaint  », détaille-t-elle. Elle rappelle les principes de ce dispositif mis en place par la MEL (Métropole européenne de Lille) en partenariat avec l’État, la ville, les associations telles que la Sauvegarde du Nord : «  C’est une procédure d’insertion sur un an. Après, ils seront insérés dans le tissu de logements de la MEL. Les enfants sont accueillis dans les écoles du Canon d’Or. Un éducateur de la Sauvegarde du Nord les suit à temps plein.  »

Les craintes des riverains, elle les a entendues. Et rassure en rappelant qu’un «  comité de suivi comptant notamment huit riverains, se réunira régulièrement  ».

Zoom Faches-Thumesnil Le village d’insertion va fermer ses portes, il n’y en aura pas d’autre De : Pierre Le : 2018-11-11 13:57:50

Faches-Thumesnil Le village d’insertion va fermer ses portes, il n’y en aura pas d’autre

Les trois mobil-homes sont installés depuis début 2009 au calme, un peu en retrait de la rue de la Jappe. Ils ont accueilli trente familles en quasiment dix ans.

Les trois mobil-homes sont installés depuis début 2009 au calme, un peu en retrait de la rue de la Jappe. Ils ont accueilli trente familles en quasiment dix ans.

«  Nous étions à 200 % derrière vous lorsque vous avez pris cette décision, a rappelé René Pille, de l’opposition de gauche, au maire. Cette installation s’est révélée une vraie réussite avec le temps, grâce, notamment, à un gros travail d’accompagnement effectué par le CCAS. Le village d’insertion sera-t-il définitivement fermé ou verra-t-il le jour ailleurs dans la commune, sous une autre forme ?  »

 

« Nous avons répondu à l’appel de Martine Aubry à l’époque et nous étions la seule commune de la MEL, avec Halluin. »

Pour Nicolas Lebas, le maire, les choses étaient clairement posées dès le départ. Il s’agissait d’un accueil temporaire, sur une parcelle dédiée, à terme, à la construction des 450 logements du nouvel écoquartier. «  Nous avons répondu à l’appel d’urgence de Martine Aubry à l’époque et nous étions la seule commune de la MEL, avec Halluin, indique-t-il. Nous pensions que cet accueil durerait quatre, cinq ans. Et puis les choses ont pris plus de temps pour l’écoquartier. Nous avons donc régulièrement renouvelé la concession avec la MEL, l’État et l’association qui accompagnait les Roms mais nous y mettrons un terme le 31 décembre 2018. Il n’y aura pas de foncier mis à disposition ailleurs dans la commune pour ce genre de projet.  »

Le village fermera après quasiment dix ans d’existence et un bilan très positif. Depuis 2009, 30 familles se sont succédé dans les mobile-homes. «  À l’exception de deux d’entre elles qui n’ont pas accepté et ont quitté les lieux, toutes ont rempli le contrat d’insertion professionnelle, de scolarisation des enfants et ont pu être orientées vers du logement social, précise Anita Werquin, adjointe aux affaires sociales. Aujourd’hui, il reste deux familles sur le site, nous leur cherchons une solution de relogement avant la fin d’année.  »

Squatters

Reste le problème de squat des habitations voisines, qui agace les riverains. Ces derniers mois, plusieurs familles de Roms se sont installées dans les maisons promises à la démolition, provoquant des tensions avec le voisinage. «  Elles ont un lien avec les personnes installées dans les mobile-homes, reconnaît Anita Werquin. Nous nous préoccupons aussi de leur relogement. Mais nous avons monté un groupe de travail avec les services de police pour prévenir les squats à cet endroit.  »

Et le jardin de l’Éjappe est belle?

Une partie des membres de l’association l’Éjappe est belle était présente jeudi soir au conseil municipal. Mathias Wattelle, du groupe d’opposition, s’est fait leur porte-parole à la table des débats. «  Le jardin a été créé en 2011, a-t-il résumé. Les jardiniers savaient que l’emplacement était provisoire et que leur projet serait intégré au nouvel écoquartier. En juillet, le plan urbain prévisionnel leur a été présenté par Vilogia. L’ébauche parle bien d’un jardin partagé mais de 1 200 m² contre 1 700 m² actuellement, et dans un secteur enclavé et passant…  »

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Jean-Louis Haccart, adjoint à l’urbanisme, s’est chargé de rassurer l’association. Au départ, en 2011, le jardin devait s’étaler sur 800 m², a-t-il rappelé. Des opportunités voisines lui ont permis de prendre un peu plus d’ampleur. «  Donc 1 200 m² dans le nouvel écoquartier, c’est plus que les 800 m² initiaux, a souligné l’élu. Ce jardin sera un élément fort du nouvel ensemble, bien sûr protégé du vandalisme. Il n’y aura aucun souci pour installer les ruches. L’Éjappe est belle sera accompagnée par les écologues de l’équipe de Vilogia, spécialisés dans l’agriculture urbaine, mais cet aménagement est prévu entre les phases trois et quatre de construction. C’est-à-dire à horizon cinq ou six ans. Nous avons encore le temps d’y penser. En attendant, le jardin restera à son emplacement actuel.  »

Pas de label écoquartier

Le futur écoquartier ne sera pas officiellement labellisé comme tel, a révélé Jean-Louis Haccart jeudi soir. Mais les 450 à 480 maisons et appartements (30 % de logements sociaux, 20 % de logements aidés) répondront à un cahier des charges établi par la MEL et «  copie conforme de ce qui est demandé pour être labellisé écoquartier, assure l’élu. Grâce notamment à la végétalisation des toitures, le taux d’espaces verts sera supérieur à celui des récentes ZAC construites et les labels thermiques seront supérieurs à ce qui est requis.  »

Zoom Lille Comprendre, en une carte, les effets des évacuations de bidonvilles roms cet été De : Pierre Le : 2018-11-11 13:54:49

Lille Comprendre, en une carte, les effets des évacuations de bidonvilles roms cet été

Plusieurs familles évacuées du carrefour Pasteur ont rallié le campement du Pont-Royal, à l’accès particulièrement dangeureux, même pour un adulte.

Plusieurs familles évacuées du carrefour Pasteur ont rallié le campement du Pont-Royal, à l’accès particulièrement dangeureux, même pour un adulte.

«  Résorption : suppression graduelle, disparition progressive.  » La définition du Petit Robert est formelle. Une résorption ne saurait se traduire par une multiplication. Mais alors, que diable s’est-il passé cet été à Lille ?

 

Grandes vacances 2018. Une vague de chaleur balaie la ville. Le 27 juillet puis le 20 août, les deux plus importants campements roms de Lille sont évacués. Le premier est niché sous le périphérique, le long d’une voie ferrée, dans la rue de Bavay. Le second est blotti au cœur d’un rond-point routier, au carrefour Pasteur.

Façon puzzle

Dans les deux cas les propriétaires, SNCF et MEL, avaient réclamé et obtenu de la justice une ordonnance d’évacuation de leur terrain. Dans les deux cas, les familles ont plié bagage avant la date d’expulsion fixée par la préfecture et la police. Dans les deux cas, des squats, des campements, des bivouacs se sont immédiatement recréés, parfois dans des secteurs à hauts risques (comme l’échangeur du Pont-Royal). Dans les deux cas, les campements n’ont pas disparu, ils ont été ventilés. Éparpillés façon puzzle. Multipliés et non résorbés. Précisément ce qu’essayait d’éviter l’instruction gouvernementale publiée en début d’année.

 

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Cette instruction, signée le 25 janvier 2018 par huit ministres, et adressée aux préfets, visait à «  donner une nouvelle impulsion à la politique de résorption des campements illicites et bidonvilles (…) avec un objectif de réduction durable du nombre de bidonvilles dans les cinq ans à venir  ». Cela supposait de «  dépasser l’approche centrée sur les évacuations  », de mettre en place une «  stratégie territoriale  », de «  lutter contre la grande précarité  »… Le texte notait que la France compte «  570 bidonvilles où vivent 16 000 personnes  », et soulignait que ce «  nombre reste relativement stable depuis plusieurs années, et ce malgré les évacuations qui trop souvent se traduisent par des réimplantations de campements  ».

Moins c’est plus

Évacuations, réimplantations. Six mois plus tard, Lille illustrait cet éternel et stérile recommencement. Dans les deux campements, les pouvoirs publics n’ont pas su «  dépasser l’approche centrée sur les évacuations  ». La faute à qui ? L’association La Sauvegarde a qualifié de «  non-sens pour l’insertion des familles  » ces «  expulsions sans solutions pérennes  ». Le préfet du Nord Michel Lalande a de son côté assuré de l’existence d’un «  dispositif d’hébergement et d’accompagnement pour les familles faisant l’objet d’un suivi social et de mise à l’abri  », mais a fustigé l’ingérence de «  personnes se croyant bien intentionnées  » ayant «  incité les occupants à refuser ces installations  ».

Si le désaccord est pendant, le résultat sur le terrain, repris sous la forme d’une carte des implantations lilloises, est quant à lui éloquent. À quelques jours de la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre et va figer les bidonvilles pendant cinq mois, Lille compte plus de campements, et plus de précarité, qu’au début de l’année. Il va peut-être falloir ajouter une ligne à la définition de « résorption ».

 

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Carte des camps Roms 59/62

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Au comptoir

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