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Zoom Paris - Des Roms quittent le bidonville pour se former De : Pierre Le : 2018-02-27 14:30:09

Des Roms quittent le bidonville pour se former

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La préfecture d’Île-de-France a accompagné pour la deuxième année consécutive 49 personnes issues de la communauté rom vers des cours de langue et d’insertion.

26 d’entre elles ont déjà retrouvé un emploi ; 23 en attendent un ou ont entamé une formation complémentaire.

À Montpellier, les habitants d’un bidonville ont reçu le même type de formation. / Alex Baillaud/IP3

Malgré ses quinze années d’expérience, Évelyne Feder, qui travaille pour l’organisme de formation Astrolabe, s’est retrouvée en fin d’année dernière face à un public « d’apprenants » – terme consacré pour la formation des adultes – un peu particulier.

Tous étaient en effet des occupants de bidonvilles d’Île-de-France, majoritairement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, issus de la communauté rom. « Les débuts ont été un peu difficiles, reconnaît la formatrice, qui a prodigué des cours de remise à niveau en langue à Fontenay-sous-Bois. Certains ont eu de vraies difficultés de transport, notamment des amendes, faute de pouvoir payer un ticket en attendant la rémunération versée par Pôle emploi. »

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Il a fallu en outre ramener vers l’enseignement des personnes restées longtemps éloignées de l’école. « La plupart n’ont qu’un niveau primaire et ont vécu ensuite des choses difficiles, témoigne la formatrice. Mais ils étaient tellement motivés que, les premiers jours, ils parlaient tous en même temps. Puis ils se sont mis à s’écouter et à faire naître une vraie cohésion de groupe. »

400 heures de formation sur trois mois

L’enseignement du français, à compter de six heures par jour, a pu se mettre en place, avec une partie consacrée à l’expression orale et l’autre à la lecture et à la rédaction de documents de la vie quotidienne et professionnelle. Sur le groupe de 12 élèves d’Évelyne Feder, « les 12 ont achevé leur formation et cinq ont trouvé une solution d’emploi », précise Philippe Truffaut, président d’Astrolabe.

Au total, entre octobre 2017 et janvier 2018, 49 personnes ont pu bénéficier d’une préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC), à l’instar du groupe suivi par Évelyne Feder. Ce dispositif, mis en place par Pôle emploi pour les personnes souhaitant s’engager dans un parcours d’insertion, comprend à la fois un cours de remise à niveau en français et un stage en entreprise de deux semaines. Au total, 400 heures de formation réparties sur trois mois et rémunérées par Pôle emploi.

Des savoirs de base, clé de l’insertion

« En temps normal, les habitants de bidonvilles ont du mal à accéder à ce dispositif de droit commun, en raison de la barrière sociale et linguistique », explique Jérôme Normand, sous-préfet chargé du suivi des campements illicites à la préfecture d’Île-de-France. Une première expérimentation avait déjà été menée par la préfecture de région en 2016 mais n’avait concerné que 15 personnes. Cette fois, il a fallu opérer une sélection entre les 130 candidatures reçues. Puis s’associer à deux organismes de formation : l’Afpa et Astrolabe, qui ont dispensé les cours de langue à Paris, Stains, Fontenay-sous-Bois et Saint-Ouen-l’Aumône.

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Ces savoirs de base sont la clé de l’insertion pour Jérôme Normand : « Même sur des métiers très peu qualifiés, il faut ne serait-ce que pouvoir comprendre les consignes de sécurité. Cette maîtrise minimale est nécessaire, et elle permet aussi l’apprentissage du monde du travail : la signature d’un contrat, les horaires… »

Parmela Ghelmegeanu, 25 ans, a suivi la session qui se tenait à Saint-Ouen-l’Aumône, dans les Yvelines. Cette formation linguistique lui a servi dès le stage de deux semaines prévu dans la formation. « Je ne savais ni lire ni écrire les mots en français, maintenant j’écris un peu et j’ai appris à mieux parler », explique-t-elle. Au-delà, elle dit avoir apprécié l’ambiance du groupe et la communication avec les formateurs, « tous très gentils », ajoute-t-elle.

Une mobilisation réussie de différents acteurs

« La plupart sont en France depuis un petit moment mais vivent vraiment isolés, rappelle Évelyne Feder. J’ai eu l’impression que certaines personnes se sont senties pour la première fois considérées. »

À l’issue de la formation, 26 bénéficiaires sur 49 ont trouvé un débouché vers l’emploi (jardinage, nettoyage, ménage). Il s’agit encore toutefois « d’emplois dits d’insertion, précise Jérôme Normand. Il faut poursuivre leur accompagnement pour qu’ils puissent par la suite trouver un emploi dans le secteur privé. »

À ce stade, la vraie réussite pour la préfecture d’Île-de-France tient en la mobilisation réussie des différents acteurs autour de cette opération. Et à la sortie du « cercle infernal des évacuations/réinstallations de bidonvilles, avec enfin un accompagnement pour ceux qui le veulent », relève Jérôme Normand. La session 2018 devrait pouvoir accueillir 90 personnes, et s’ouvrir à des personnes qui ne savent ni lire ni écrire dans leur langue d’origine.

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Deux modules de formation rémunérée

La préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC), dont ont bénéficié les 49 occupants de bidonvilles, est un dispositif prévu par Pôle emploi. Les branches professionnelles définissent un besoin en termes de recrutement. Pour y répondre, Pôle emploi organise alors une formation collective au bénéfice d’un certain nombre de demandeurs d’emploi. Il est également possible de bénéficier d’une préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI). En cas de compétences insuffisantes pour répondre à une offre d’emploi d’au moins douze mois, le demandeur d’emploi peut solliciter une formation adaptée. Cette mise à niveau peut s’effectuer au sein de l’entreprise qui recrute, ou en externe dans un organisme de formation. Dans les deux cas, les bénéficiaires qui seraient en fin de droits sont rémunérés par Pôle emploi.

Quentin Bas Lorant

Zoom Lille Au bord de la route, l’école ambulante où les enfants roms font leurs classes De : Pierre Le : 2018-02-27 14:27:03

Lille

Au bord de la route, l’école ambulante où les enfants roms font leurs classes

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Dans l’étroite «
bibliothèque du voyage
», qui accueillait jeudi la classe, Claire Chenu et Laura Montaigne reçoivent cinq enfants du bidonville des Pyramides, pour la dernière fois. PHOTO PIERRE LE MASSON
Dans l’étroite « bibliothèque du voyage », qui accueillait jeudi la classe, Claire Chenu et Laura Montaigne reçoivent cinq enfants du bidonville des Pyramides, pour la dernière fois. PHOTO PIERRE LE MASSON - VDN

Pour Claire Chenu, une matinée d’école commence ainsi. Par la tournée des cabanes. Elle progresse, en ce jeudi matin glacial et radieux, sur le sol encore boueux du terrain des Pyramides. Dans les replis des buissons, sous le couvert des arbres, elle frappe aux portes – quand il y en a. De sous une bâche, de derrière un panneau de bois, sortent ses élèves. Ils ont entre trois et six ans et s’appellent Narcisa, Andrei, Valentin, Loredana et Maria. Pour eux, c’est l’heure de la classe.

On se déchausse en entrant

 

Claire, l’une des profs de l’antenne mobile scolaire (AMS) de l’école privée du Cardinal-Liénart de Villeneuve-d’Ascq, les conduit à leur salle de cours : une camionnette blanche stationnée sur le bas-côté de l’avenue Léon-Jouhaux. La « bibliothèque du voyage » de l’Association d’aide à la scolarisation des enfants tsiganes (ASET).

Les petits se déchaussent à l’entrée et s’installent sur des bancs ou des tabourets, dans l’étroit espace à l’arrière du véhicule. Bacs et étagères débordent de livres. Des rideaux bariolés filtrent la grisaille du flot routier. La bonne fée des lieux, c’est Laura Montaigne. Elle est salariée de l’ASET Nord. Une fois par semaine, comme aujourd’hui, elle fait équipe avec Claire Chenu. Les deux autres demi-journées hebdomadaires de cours, la maîtresse vient seule, au volant du camion bleu de l’AMS.

« Nénègle » et les Pyramides

Narcissa, l’aînée du groupe, s’absorbe dans un recueil de photos de bébés. Valentin est fasciné par les jouets de Bric-à-Brac, de Maria Jalibert. Andrei ouvre de grands yeux devant la montagne de Nénègle. Claire Chenu intervient depuis fin novembre auprès de ces enfants, à la demande de la Sauvegarde du Nord, chargée de l’accompagnement social du bidonville des Pyramides (distinct du « sas », le terrain d’insertion aménagé par les pouvoirs publics à côté).

«  Nous sommes ici en vue de la scolarisation des enfants, explique Claire. C’est un premier contact, qui les prépare à la vie en classe. On fait tous les apprentissages de la maternelle, s’asseoir à une table, se poser, se présenter, apprendre à tenir un crayon ou à coller… Mais en insistant sur le langage, et avec des contraintes, forcément : faute de place, on ne fait pas de psychomotricité…  » L’AMS, qui en dix ans a écumé tous les campements roms de la métropole lilloise, compte deux autres enseignants, pour les niveaux collèges et primaires.

L’odyssée vers l’école

L’imperturbable Narcisa continue d’épuiser le bac à livres sans mot dire. Les autres, après une heure passée dans la camionnette commencent à s’agiter. Entre eux, ils parlent roumain, ou romani. Ils sont huit, du campement des Pyramides, à être passés par cette classe itinérante en trois mois. Trois vont maintenant à l’école, dont deux à Wazemmes. Une sacrée trotte. «  Se rendre en classe, même trois fois par semaine, quand on n’a pas d’eau, d’électricité, peu de vêtements propres, c’est déjà bien  », souffle Claire Chenu.

Ce jeudi, c’était la dernière de Claire et Laura aux Pyramides. Après les vacances, deux autres enfants du groupe, Narcisa et Valentin, prendront le chemin de l’école. L’ASM rejoindra un autre bidonville, ou un terrain de gens du voyage, son public historique.

La classe, emmenée par les deux femmes, regagne le campement. «  Je suis toujours épatée par l’énergie de ces enfants, malgré leurs conditions de vie, confie l’enseignante. Ils nous donnent une leçon de vie.  » Un à un, les enfants disparaissent dans leurs cabanons en jetant des « Au revoir ! » joyeux. Une heure plus tard, un incendie se déclarera dans le bidonville.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Écoles, collèges et lycées|Lille (59000, 59033, 59777, 59800, Nord)

Zoom Lille Le collectif Solidarité Roms prêt à travailler avec la préfecture De : Pierre Le : 2018-02-27 14:23:54

Lille

Le collectif Solidarité Roms prêt à travailler avec la préfecture

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Les associations lilloises accordent un regard bienveillant, voire intéressé, à un projet visant, pour le coup, à l’insertion des personnes n’ayant d’autre possibilité que de vivre de façon indigne dans des campements de fortune. PHOTO EDOUARD BRIDE
Les associations lilloises accordent un regard bienveillant, voire intéressé, à un projet visant, pour le coup, à l’insertion des personnes n’ayant d’autre possibilité que de vivre de façon indigne dans des campements de fortune. PHOTO EDOUARD BRIDE

Le 3 novembre dernier, un camp de Roms était démantelé. Soutenu par des associations, et estimant cette action illicite, un couple attaquait alors la ville et l’État pour voie de fait. Le 6 février, la justice condamnait ce que la préfecture avait présenté comme une «  invitation à quitter les lieux  » après un «  flagrant délit  ». Ne cachant pas sa satisfaction face à cette décision, le collectif Solidarité Roms, qui regroupe plusieurs associations de la métropole lilloise, se montre maintenant impatient de travailler avec… l’État. Le collectif rappelle que huit ministres ont signé, le 25 janvier, une instruction «  visant à donner une nouvelle impulsion à la résorption des campements illicites et des bidonvilles  ».

 

Les associations lilloises accordent un regard bienveillant, voire intéressé, à un projet visant, pour le coup, à l’insertion des personnes n’ayant d’autre possibilité que de vivre de façon indigne dans des campements de fortune. «  Le collectif Solidarité Roms de Lille Métropole et les associations qui le composent font part au préfet de leur disponibilité pour participer à l’élaboration de cette stratégie   », soulignent les militants. «  La France compte près de 570 bidonvilles où vivent 16 000 personnes, pour une grande partie d’entre elles ressortissantes roumaines et bulgares  », rappelle le texte gouvernemental. Reste à savoir quel terrain d’entente la préfecture et le collectif pourraient trouver. À un mois de la fin de la trêve hivernale, les associations réclament d’ores et déjà un moratoire sur les expulsions. Elles s’inquiètent également de « rumeurs persistantes » indiquant la fermeture du village d’insertion (dit sas) des Pyramides situé en bordure de Deûle, à la lisière de Lambersart.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Politique|Lille (59000, 59033, 59777, 59800, Nord)

Zoom News letter 6 Romeurope De : Pierre Le : 2018-02-27 14:21:42

Romeurope news letter ...
 
Newsletter # 6 - Février 2018
À la une : l'instruction ministérielle du 25 janvier 2018, un nouveau souffle pour la résorption des bidonvilles ?
Elle était attendue depuis de longs mois ! L’instruction « visant à donner une nouvelle impulsion à la résorption des campements illicites et des bidonvilles », co-signée par 8 ministres, a été adoptée le 25 janvier dernier. Prolongeant la circulaire interministérielle du 26 août 2012 « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites », ce nouveau texte vise à encadrer l’action publique en direction des bidonvilles et de leurs habitant.e.s, et ce, dès l’installation d’un lieu de vie.

L’instruction du 25 janvier 2018 donne des pistes concrètes pour mettre en œuvre l’objectif de résorption des bidonvilles :
  • La mise en œuvre de stratégies territoriales à l’échelle régionale, départementale, inter-communale ou métropolitaine ;
  • La mise en œuvre d’une démarche partenariale impliquant l’ensemble des parties prenantes (y compris les associations et les habitant.e.s) ;
  • L’intervention publique dès l’apparition d’un bidonville et indépendamment de l’existence ou non d’une procédure d’expulsion ;
  • L’adaptation des solutions aux caractéristiques des lieux de vie et aux besoins/projets des habitant.e.s ;
  • La mobilisation prioritaire des dispositifs de droit commun et des outils existants de gouvernance et de programmation ;
  • La mise en place d’un accompagnement global des personnes (hébergement/logement ; santé ; emploi/formation ; scolarisation ; domiciliation, etc.)
  • La mobilisation de financements divers (fonds étatiques, crédits DIHAL, fonds européens, participation des collectivités locales)
Autre nouveauté : l’instruction fixe, pour la première fois, un objectif de résorption des bidonvilles à 5 ans ! Pour y parvenir, il s’agira d’assurer une application réelle et homogène de ce texte sur le territoire, et d’y consacrer des moyens.

Comme indiqué dans le
communiqué de presse diffusé à l’occasion de la sortie de l’instruction du 25 janvier 2018, le CNDH Romeurope et ses membres sur les territoires resteront vigilants à cet égard.

Le suivi de cette politique publique et des stratégies territoriales de résorption des bidonvilles sera confié à une Commission qui pourra mesure les progrès et proposer des éléments d’orientation. Elle sera composée d’administrations, d’élus, d’un parlementaire, d’associations, d’habitants des bidonvilles et d’autorités administratives indépendantes. Le CNDH Romeurope y portera la voix de ses membres. 
Pour aller plus loin : 
Lire l'instruction du 25 janvier 2018
Lire la réponse d'E. Macron au CNDH Romeurope suite à l'interpellation du 14 décembre 2017
# Juridique : les expulsions illégales
Deux décisions de justice qui montrent que le combat juridique est à poursuivre pour contrer les pratiques illégales. Bravo aux requérant-e-s et leurs avocat-e-s !
A Lille : la justice reconnait l’illégalité d’une expulsion  
En novembre 2017 à Lille, plusieurs familles étaient expulsées par les forces de l’ordre d’un terrain qu’elles occupaient depuis plusieurs mois, sans qu’aucune procédure, ni judiciaire ni administrative, ne vienne justifier cette expulsion.

Soutenus par l’association William Penn, la Ligue des droits de l’Homme, la Fondation Abbé Pierre, le GISTI et Amnesty International France, une des familles concernées a saisi le tribunal de grande instance de Lille, pour faire reconnaitre que l’administration a exécuté une action qui porte atteinte aux droits des personnes (voie de fait). A titre de réparation, elle demandait à être réintégrée dans les lieux et à se voir indemniser pour le préjudice résultant de cette expulsion.

Dans son ordonnance du 6 février 2018, le tribunal de grande instance (TGI) de Lille qualifie l’expulsion de « trouble manifestement illicite » et reconnait le préjudice moral subi par les requérants. Il condamne par conséquent la ville de Lille et l’Etat à verser 1 000 euros de dommages-intérêts aux requérants.

Le collectif solidarité Roms de Lille-métropole, qui suit et accompagne les familles, a publié un
communiqué de presse relatif à cette décision. Le CNDH Romeurope et d'autres associations également ! 
A Pierrefitte : des dommages-intérêts pour les habitant.e.s expulsé.e.s irrégulièrement de leur squat
Les habitant.e.s d’un squat situé à Pierrefitte ont été expulsé.e.s en octobre  2017. Devant le TGI de Bobigny, la validité du procès-verbal d'expulsion a été contestée car elle ne visait pas nommément les personnes expulsées, n'avait pas été signé par ces dernières et ne dressait pas liste des biens laissés sur place. Les habitant.e.s demandaient leur réintégration dans les lieux et le versement de dommages-intérêts.
 
Dans son ordonnance du 21 décembre 2017, le TGI reconnait que le procès-verbal d'expulsion est entaché de nullité car il ne dresse pas la liste des biens laissés sur place et n'indique aucun lieu où ces biens seraient stockés et pourraient être récupérés par leurs propriétaires.

Le TGI se reconnait compétent pour ordonner la réintégration dans les lieux des personnes expulsées, mais refuse de faire droit à cette demande dans le cas d'espèce, considérant qu'une telle réintégration présenterait trop de risques pour la santé des personnes.

Reconnaissant le préjudice moral et matériel subi par les personnes du fait de leur expulsion, il condamne la ville à payer entre 1300 et 1500 euros de dommages-intérêts aux requérants.
# Le combat pour la scolarisation des enfants

Belle victoire juridique dans une affaire de refus d’inscription scolaire à Sucy-en-Brie

En 2015, la maire de Sucy-en-Brie (94) a refusé l’inscription scolaire de 5 enfants vivant dans un bidonville situé sur le territoire communal, au motif que les familles ne fournissaient pas de justificatif de domicile. Les démarches successives engagées par les familles avec le soutien du collectif Romeurope 94 n’ont pas permis de dépasser le refus catégorique opposé par la mairie.
 
Estimant que la maire de Sucy-en-Brie s’était ainsi rendue coupable de discrimination fondée sur l’appartenance de ces enfants à la communauté Rom et leur lieu de résidence, les familles ont porté plainte, au pénal, contre la maire. Alors que cette dernière a été relaxée en première instance et en appel, les familles n’ont pas abandonné et se sont pourvues en cassation… Et elles ont bien fait !
 
Dans son arrêt rendu le 23 janvier 2018, la Cour de Cassation a cassé l’arrêt de la Cour d’appel au motif que cette dernière aurait dû rechercher si le refus d’inscription de la mairie « ne dissimulait pas une discrimination fondée sur l’origine et le lieu de résidence des enfants ». La Cour d’appel de Versailles devra à nouveau se prononcer sur le fond du litige, en prenant en compte les directives ainsi données par la Cour de Cassation.

Affaire à suivre mais c’est déjà une belle victoire dans le combat pour l’accès à l’école de tous les enfants en France !
Lire le communiqué du collectif Romeurope 94

 Combat quotidien pour les enseignantes des camions écoles de l’ASET 93 et leurs élèves

Pour Aude, Emmanuelle et Marie, les trois enseignantes des antennes scolaires mobiles de Seine-Saint-Denis que le CNDH Romeurope a rencontré en janvier 2018, la journée commence par un premier défi original : parvenir à manœuvrer et à garer les trois camions qui leur servent de classes.

Ensuite, il s’agit d’aller chercher les enfants sur leur lieu de vie, d’en profiter pour échanger avec leurs parents, puis de rejoindre les camions-école. Une fois en classe, tout (ou presque) se passe comme dans une école classique : on fait l’appel, on rappelle les règles de vie pendant l’école, et on se met au travail !

Une différence notable cependant, avec l’enseignement classique : pour ces enseignantes de l’éducation nationale, l’objectif est que leurs élèves intègrent un établissement scolaire et quittent leurs classes. C’est dans cette perspective que leur travail s’articule avec celui des équipes de médiation scolaire de l’ASET 93, qui tentent chaque jour de rapprocher les enfants des bidonvilles de l’Ecole. 
 # Vues d'ailleurs : la France devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU
Le 15 janvier 2018, la France était examinée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU dans le cadre d’un examen ayant lieu tous les cinq ans et portant sur le respect, par chaque Etat membre de L’ONU, des droits fondamentaux consacrés par des traités internationaux. Dans le cadre de cet examen, la situation des personnes Roms a été à plusieurs reprises abordée. 

A l’issue du processus d’examen, le Conseil des droits de l’Homme adressera à la France des recommandations précises, visant à améliorer le respect des droits des personnes sur son territoire.
ON THE ROAD : retour sur les déplacements de la coordination du CNDH Romeurope en janvier 

A Angers : séminaire de restitution de l’évaluation du programme « Insertion par le logement d’européens Roms sur Angers »

Le 18 janvier, le Secours Catholique et Samuel Delépine, géographe à l’université d’Angers ont organisé un séminaire de restitution d’un programme d’insertion qui a concerné 10 familles vivant depuis plusieurs années dans des squats ou à la rue à Angers. Ce projet a fait le pari du « Logement d’abord » pour entamer l’accompagnement global de ces familles. Grâce à leur ténacité et celle des bénévoles du Secours catholique, cinq ans plus tard, quasiment toutes les familles ont un logement autonome et un travail ! Un projet très intéressant, qui a tenu bon malgré un faible soutien institutionnel.  
Accéder à l'évaluation du programme

A Lille : rencontres initiées par le réseau Canopé sur « l’école et le bidonvilles »

Les 30 et 31 janvier 2018, se tenaient à Lille des journées de rencontre sur le thème de la scolarisation des enfants vivant en bidonville, organisées à l’initiative du réseau Canopé en lien étroit avec le CASNAV de Lille. Le CNDH Romeurope y était… Et l’exposition « Les Roms, luttons contre les idées reçues » aussi !
Ciné-débats, échanges et débats avec les acteurs locaux de la scolarisation, théâtre, discussions avec des élèves issus des bidonvilles de la région, etc. Ces deux journées ont été riches de rencontres et de partages ! Avec deux membres du Collectif solidarité Lille Métropole, le CNDH Romeurope a également pu échanger autour de la situation des bidonvilles et des squats lillois et aller à la rencontre des habitant.e.s d’un de ces lieux de vie.

Zoom Haubourdin La famille devait intégrer le Sas Roms, son campement ravagé par le feu De : Pierre Le : 2018-02-13 14:04:21

Haubourdin

La famille devait intégrer le Sas Roms, son campement ravagé par le feu

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Les sapeurs-pompiers d’Haubourdin ont été avertis à 9 h 30 d’un départ de feu dans le campement de Roms de la rue de Busignies. Malgré une arrivée rapide sur les lieux et le déploiement important de moyens, ils n’ont pu que constater l’embrasement de trois ou quatre logements précaires, composés de caravanes et d’extensions en matériaux divers.

 

 

Incendie Haubourdin

 

Ces campements étant parfois d’un accès difficile, les pompiers, sous le commandement du capitaine Serge Gabant, chef du centre de secours d’Haubourdin, sont arrivés avec deux engins de lutte contre l’incendie, un engin d’alimentation, un camion-citerne d’eau, une ambulance, un véhicule de logistique, un camion compresseur.

Cause inconnue

Pour autant, la vétusté de l’habitat a facilité la propagation des flammes et il n’y avait plus grand-chose à sauver. Les secours ont été particulièrement attentifs aux bouteilles de gaz entreposées. Ils les ont longuement refroidies avant de pouvoir procéder au déblaiement, autre opération de longue haleine.

Selon les déclarations des habitants et les constatations des pompiers, aucune victime n’est heureusement à déplorer. Il faut dire que la plupart des enfants de cette famille, la fratrie Lingurar, sont scolarisés. Il n’y avait donc essentiellement que les adultes dans le camp à l’heure où le sinistre s’est déclaré, pour une cause que l’enquête devra déterminer.

Réunion d’urgence

Policiers nationaux et municipaux sécurisaient le site de l’intervention, le long de la voie ferrée. Le maire, Bernard Delaby, était sur place pour prendre la mesure de la situation. Il connaît bien cette famille puisqu’il est l’un des acteurs du dispositif d’insertion dans lequel ils sont impliqués, le Sas Roms : la famille Lingurar devait s’installer dans les prochains mois dans un camp officiel, avec de meilleures conditions sanitaires.

L’incendie change la donne puisque c’est une solution d’urgence qu’il faut maintenant trouver. Il n’est évidemment pas facile de procéder au relogement de 24 personnes, dont 16 enfants, surtout en cette période de grand froid.

Une réunion d’urgence a été convoquée ce mardi à 16 h 30 à la mairie avec tous les acteurs du Sas Roms, direction départementale de la cohésion sociale, Métropole européenne de Lille (MEL), AREAS Sauvegarde du Nord, bénévoles et services municipaux.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Incendie|Institutions régionales|Enfants|Haubourdin (59320, Nord)|MEL

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